Lettre ouverte à Marie-Noëlle.


Au revoir Marie-Noëlle,

Sans prévenir, tu es partie comme tu nous as côtoyés… Egoïstement. Librement.

Ce ne sont pas les militants de notre mouvement qui te regretteront, ils ne te connaissaient pas. Tu ne les fréquentais pas.

Nouveau Narbonne était l’héritage de ton père. Avec lui, les gestionnaires de la première génération avaient édicté des règles pour que la politique politicienne ne nuise pas à l’intérêt général. Ils ont placé notre mouvement au dehors des partis politiques. Sans prévenir, égoïstement et librement, tu as voulu t’affranchir de ces règles pour candidater aux élections législatives sous la bannière du mouvement présidentiel. Ton nom de famille, respecté par tous, ne t’élevait pas au dessus des grands principes de notre association. Il était normal que des sanctions soient prises dans l’intérêt de Nouveau Narbonne.

En qualité d’adjointe, au CCAS, ton passage sera marqué par un cataclysme financier. A l’été 2015, alors que le Maire-Président t’avait laissé les pleins pouvoirs depuis un an pour administrer le Centre Communal d’Actions Sociales, l’institution est au bord de l’implosion et on constate l’état de cessation de paiement. Les salaires des agents ne peuvent être versés. La gestion est alors confiée en urgence à la direction générale de la Ville pour impulser une dynamique nouvelle et une véritable gestion raisonnable. Le CCAS est sauvé, sans toi. Comble de l’ironie, c’est à ce moment précis que tu oses écrire au Maire pour négocier, une augmentation de tes indemnités…

A présent, tu tentes de rejoindre tous les partis locaux qui, selon les médias, découvrent ton art de la contradiction et te repoussent les uns après les autres… jusqu’à ce que tu te décides à monter ton propre mouvement électoraliste.

Ceux qui t’ont côtoyée ont apprécié ta personne. Humaniste, débordante d’idées et d’énergie. Ceux qui ont travaillé avec toi ont également apprécié les limites de ton engagement. Humaniste et volontariste pour travailler sur la conscience collective, tu n’as jamais porté un dossier solide pour matérialiser et concrétiser tes bonnes volontés. Ton énergie s’arrête à la première difficulté. Les grands discours qui t’animent et font ton charme politique sont des coquilles vides, sans lendemain.

Avec Nouveau Narbonne, en respectant ses règles élémentaires, en abandonnant le « moi » égoïste pour servir l’intérêt général, en travaillant, tu aurais pu t’épanouir et concrétiser tes rêves d’une meilleure société.

Librement, tu as fait un autre choix. Il t’appartient. Nous le respecterons.